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Historique

Le premier écrit faisant référence au maïs date de novembre 1492... il se trouve dans le journal de bord de Christophe Colomb. Les premières semences ont vraisemblablement été introduites en Espagne en 1494 dans la province de Séville. Au début du 16e siècle, il va être introduit en France (il est mentionné en 1523 dans la région de Bayonne), au Portugal, en Italie et probablement dans tout le bassin méditerranéen, jusqu'en Turquie et en Égypte.

Quel ne fut pas l'étonnement des navigateurs accompagnant Christophe Colomb, en 1492, dans le Nouveau Monde, de découvrir que les indigènes consommaient des galettes cuites à partir des grains d'un blé gigantesque aux longues feuilles lisses, à la tige élégante qu'ils désignent du nom de «mahiz».

Ce « blé »merveilleux, c'est le maïs que Linné, au 18ème siècle, baptisera « Zea mays ». Des découvertes archéologiques ont démontré que la plante était cultivée sur les hauts plateaux du Mexique 5000 ans avant Jésus-Christ et que la culture du maïs est commune aux peuples les plus anciennement civilisés d'Amérique : les Mayas (le peuple du maïs), les Aztèques de la Mésoamérique, les Incas du Pérou.

Contrairement aux autres céréales cultivées - blé, orge, avoine - on n'a jamais trouvé, dans la nature de graminée sauvage pouvant être considérée comme l'ancêtre certain du maïs. Aucune des espèces spontanées présentes dans son berceau d'origine (Mexique, Amérique centrale) ne peut conduire par sélection au maïs. C'est là une exception liée au fait que, depuis 7000 ans, c'est grâce à l'homme que le maïs est resté présent sur la terre. Par sa configuration, le maïs ne peut se reproduire seul. Ses grains sont lourds, mal adaptés à la dissémination. L'origine du maïs est une énigme imparfaitement résolue. Depuis 200 ans, plusieurs hypothèses ont été avancées.

La téosinte (Euciaena Mexicana) est une graminée qui croît spontanément en Amérique centrale. Botaniquement très proche du maïs, elle peut s'hybrider avec lui. Aujourd'hui, les spécialistes considèrent majoritairement que c'est l'hypothèse fondée sur la domestication de la téosinte, suivie de mutations et de sélections conduites par l'homme, qui aurait donné naissance au maïs.

Le blé d'inde...

La découverte de l'Amérique fut en grande partie accidentelle. À la fin des années 1400, les pays européens étaient en compétition pour trouver une nouvelle route plus courte pour se rendre en Inde. Le commerce avec l'Inde était très important et très lucratif, entre autres pour les épices. La découverte de cette route aurait apporté une richesse inestimable à l'explorateur et à son pays. En débarquant sur ce continent inconnu qu'était l'Amérique, les explorateurs français espéraient se trouver en Inde. Ils rencontrèrent des aborigènes, alors surnommés « indiens », qui cultivaient un blé inconnu. Voilà pourquoi, près de 500 ans plus tard, on utilise encore l'expression « blé d'inde » pour désigner le maïs.

Le maïs au Québec

Jusqu'aux années 60, la culture du maïs était peu praticable, car la saison était trop courte pour lui permettre de se rendre à maturité.

À cette époque, un jeune agronome nommé René Reid a fait des essais afin de modifier les méthodes et le type de fertilisation pour cultiver le maïs. Bon nombre de ses collègues et bon nombre d'agriculteurs se moquèrent alors de cet homme qui tentait de cultiver du maïs en grains.

La solution qu'il trouva fut d'appliquer une dose d'azote lorsque le plan de maïs est jeune, de façon à faire gagner plusieurs jours à son développement. Les méthodes développées et les solutions trouvées par M. Reid dans les années 60 et au début des années 70 sont toujours utilisées aujourd'hui dans la culture du maïs. Nous saluons cet homme qui, par sa détermination, a contribué de façon substantielle au développement de l'agriculture au Québec.


Le maïs dans le monde : une consommation de 593 millions de tonnes

Le maïs est désormais cultivé partout dans le monde. On l'utilise partout tel qu'énoncé ci-après.


Le maïs pour l'alimentation animale

À cause de sa forte concentration énergétique, le maïs est largement utilisé pour l'alimentation animale. On l'utilise sous forme de grains ou après ensilage de la plante entière. Les principales productions animales consommatrices sont l'aviculture (poulets, dindes, etc...) l'élevage porcin et bovin.


Le maïs pour l'homme

La base de l'alimentation humaine de certains pays est le maïs, principalement dans son berceau d'origine, en Amérique centrale, ainsi qu'en Afrique et en Asie. Dans plusieurs pays, il y joue le rôle du blé ou du riz dans plusieurs aliments. Pensons à la tortilla mexicaine qui est l'équivalent du pain occidental. Le maïs entre dans la composition d'un nombre très important de produits alimentaires tels les céréales du petit déjeuner, les croustilles, le maïs soufflé, etc...

On l'utilise comme épaississant, liant, adhésif ou gélifiant pour fabriquer des sauces, assaisonnements, pâtisseries, confiseries, produits à base de viande, substituts aux matières grasses, brasseries, boissons rafraichissantes, huile, alcool dont le gin et le whisky et autres produits.


Le maïs pour l'industrie

On utilise le maïs ou ses sous-produits dans l'industrie du papier, des plastifiants, de la confection de papiers, de peintures et colorants, de textiles, colles et adhésifs, de détergents ménagers, etc...

On le retrouve dans les produits de beauté, dans les médicaments dont certains antibiotiques et bien d'autres produits.

(référence: Association Générale des Producteurs de Maïs. Pour en savoir plus: (http://www.agpm.com)


Notre Production

Nous avons commencé à petite échelle la production du maïs au milieu des années 1970. Depuis lors, l'amélioration constante des méthodes de cultures et de nouveaux hybrides plus performants a permis la production à grande échelle.

En 2002, nous avons cultivé plus de 550 hectares de maïs à grains destiné à l'alimentation animale.


Production de maïs transgénique

Plus des deux tiers du maïs que nous avons cultivé était du maïs transgénique en 2002. On utilise aussi l'acronyme OGM pour décrire ce type de plante ce qui signifie en fait « Organisme Génétiquement Modifié ». Principalement, nous produisons du maïs tolérant au RoundUp (RoundUp Ready).

Le RoundUp est un herbicide non-sélectif, ce qui signifie de façon simpliste, qu'il éliminera tous les végétaux (ou presque) avec lesquels il viendra en contact.

L'utilisation du RoundUp ou de tout autre herbicide est pour notre entreprise un moindre mal. Nous avons besoin de ces produits afin de maintenir ou d'augmenter les rendements et, par le fait même, la rentabilité des productions.

La situation idéale, qui nous permettrait de cesser d'utiliser tout pesticide, herbicids ou plante génétiquement modifiée, serait de hausser les prix offerts pour nos productions et qui sont fixés à l'échelle , afin de diminuer l'importance du rendement pour la viabilité de nos fermes.

Il faudrait aussi redéfinir les critères de qualité actuels, car ceux-ci provoquent une dévaluation rapide des produits agricoles dès que leur qualité diminue.

En bout de ligne, il faudrait que les citoyens du monde acceptent de payer plus pour parfois obtenir moins. C'est là un compromis raisonnable qui devrait être considéré comme un investissement pour les générations futures. D'ici là, l'utilisation de RoundUp pour la protection de cultures tolérantes simplifie grandement la gestion des pesticides à la ferme.

Voici un aperçu d'herbicides que nous n'utilisons plus (ou très peu) sur des surfaces maintenant cultivées en maïs ou soja tolérant le RoundUp:

Aatrex                                                           Eptarn                                                          Poast
Accent                                                          Eradicane                                                    Primextra
Accent                                                          Excel                                                             Princep Nine-T
Assure                                                          Fieldstar                                                       Prowl
Atrazine Nine-0                                       Firstrate                                                    Pursuit
Banvel                                                          Frontier                                                        Reflex
Basagran                                                     Kilmore                                                        Renegade
Battalion                                                      Laddok                                                         Rival
Blazer                                                            Lexone                                                         Shotgun
Broadstrike                                                 Liberty                                                          Striker
Buctril M 8 L                                               Lorox                                                            Summit
Classic                                                         Marksman                                                    Treflan
Converge                                                     MCPA Amine                                               Tropotox
Distinct                                                         MCPA Sodium                                            Ultim
Duai                                                              Pardner                                                        Ultimax
Elim                                                               Peak                                                             Venture
Embutox                                                       Pinnacle                                                      Viper

Bien que le RoundUp, comme tous les pesticides d'ailleurs, fasse l'objet d'une vaste remise en question de leur utilisation à cause de leur impact sur l'environnement, nous ne nous hasarderons pas à nous prononcer sur la question de leur toxicité ou leurs impacts sur l'environnement.

Des études démontreraient que le RoundUp se dégrade dans le sol ou l'eau pour devenir des produits que l'on y retrouve naturellement tels qu'en dioxyde de carbone et en ions phosphatés. Cette dégradation serait principalement effectuée par les microbes qui sont dans le sol ou dans l'eau. La période de temps que durerait ce processus dépendrait de la quantité de microbes et de leur activité selon la température.


Nos méthodes

Lorsque le maïs est récolté à l'automne, son grain contient environ 30 % d'eau. Or, pour l'entreposage et afin de l'utiliser pour nourrir les animaux, il doit être à environ 15 % ou moins. Il faut donc procéder au séchage pour abaisser son taux d'humidité.

Pour cette opération, nous utilisons la vieille méthode qui consiste, au moment de la récolte, à mettre l'épi complet à l'intérieur d'une cage à maïs (crib/ crible). L'autre méthode consiste à utiliser un séchoir mécanique qui, à l'aide de carburant, chauffe le grain afin d'en faire sortir le surplus d'eau. Le séchage en cage offre des avantages certains. Entre autres, il permet d'obtenir un grain de qualité supérieur, car celui-ci est séché plus lentement. De plus, le centre de l'épi est récupéré et vendu entre autres pour la production de champignons.

Puisque le maïs sera séché naturellement et lentement, il devient possible de le récolter plus tôt que celui qui sera séché en séchoir mécanique. Nous gagnons ainsi de 10 à 20 jours. Ce délai nous offre une flexibilité dans la gestion du temps de récolte dont l'un des avantages directs est de travailler sur un sol plus sec et éviter la compaction.

Nous avons entreposé près de 6000 tonnes métriques de maïs humide dans nos différentes cages à l'automne 2001. Le maïs fut retiré des cages au printemps 2002 soit, à une période de l'année qui permet d'obtenir un prix supérieur pour le grain par rapport au moment de la récolte.

Certaines productions animales demandent un maïs de qualité supérieure. Pour cette raison, le grain séché naturellement en cage pourra faire l'objet d'une prime.

Tous ces avantages compensent largement pour le besoin plus grand en main d'oeuvre et équipement que nécessite le séchage en cages.

Le maïs est mis dans l'élévateur
L'élévateur met le maïs en cage
Au printemps, nous retirons le maïs de la cage


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